La violence n'a pas besoin de laisser des bleus pour être prise au sérieux. Les menaces, l'humiliation et le contrôle peuvent être graves même sans blessure visible. En Suède, l'infraction de violence psychologique, appelée psykiskt våld, vise certaines de ces atteintes. Elle s'applique depuis le 1er juillet 2026. [1]
Le 26 octobre, le parquet suédois a publié de nouvelles explications sur cette infraction. La loi n'est donc pas entrée en vigueur cette semaine. Cette publication invite toutefois à poser une question essentielle : comment prendre la violence au sérieux lorsqu'elle ne se voit pas ? [2]
Que couvre la loi suédoise sur la violence psychologique ?
L'infraction peut couvrir des accusations répétées, des propos dévalorisants, des comportements humiliants, ainsi que des menaces, des contraintes ou une surveillance à caractère abusif. Ces atteintes, considérées ensemble, doivent être de nature à porter gravement atteinte à l'estime de soi. Toute dispute ou parole blessante ne remplit pas ces conditions. [3]
Une disposition distincte vise aussi la surveillance abusive qui se prolonge dans le temps et répond à ce critère de gravité. La répétition d'actes séparés n'est donc pas le seul cas prévu pour la surveillance. La peine maximale est de quatre ans d'emprisonnement. [4]
Cet article présente le droit suédois. Il ne décrit pas le droit français et ne constitue pas une appréciation juridique d'une situation individuelle.
Cette loi concerne-t-elle uniquement les couples ?
Non. Les personnes concernées ne doivent pas nécessairement être partenaires, anciens partenaires ou membres d'une même famille. Le parquet précise également qu'il n'est pas nécessaire de prouver une dégradation effective de l'estime de soi. L'appréciation porte sur les actes et les conditions légales. [2]
Cette distinction compte. Travailler, faire des projets ou sembler garder son calme ne devrait jamais empêcher d'être écoutée. Personne ne devrait avoir à paraître détruite pour que son expérience soit prise au sérieux. Le soutien doit laisser la place aux mots de la personne concernée.
Le soutien laisse une place au choix
Proposer de garder le contact n'est pas la même chose qu'exiger de connaître chaque déplacement. Pour Spher, le soutien doit respecter l'autonomie. Une relation ne donne pas un droit permanent de regard sur les allées et venues d'une autre personne.
C'est un principe de liberté, pas une grille permettant de déterminer si une infraction a été commise. La responsabilité de la violence appartient à la personne qui l'exerce. Elle n'appartient pas à celle qui a fait confiance, maintenu le contact ou eu du mal à raconter ce qui se passait.
Pour l'entourage, soutenir peut commencer par écouter sans juger et sans pousser à prendre une décision. Les conseils de Kvinnofridslinjen aux proches mettent ces attitudes au premier plan. [5]
Trouver du soutien en Suède
Kvinnofridslinjen : 116 016. Cette ligne nationale suédoise est gratuite et ouverte jour et nuit. Il est possible de rester anonyme et de bénéficier d'un interprète. En cas d'urgence en Suède, appelez le 112. Ces coordonnées concernent la Suède. [6]
La place de Spher
Spher est une application gratuite de sécurité et de communauté pour les femmes. Elle propose des groupes et le partage de position en temps réel avec des contacts choisis. [7] Pour nous, le lien avec ce sujet commence par le respect des choix de chacune. Une application ne remplace ni un accompagnement spécialisé ni les services d'urgence.
Rester en lien au quotidien et demander aux institutions de prendre la violence psychologique au sérieux doivent pouvoir aller ensemble. Cela ne devrait jamais exiger des femmes qu'elles réduisent leur liberté.
À lire aussi : Le partage de position doit être un soutien, pas une surveillance.
Note éditoriale
Sources et informations produit vérifiées le 28 octobre 2026. Texte préparé avec l’aide de l’IA. Cet article présente le droit suédois et fournit des informations générales, sans conseil juridique individuel. Consulte la politique éditoriale de Spher.
Sources
- Police suédoise : entrée en vigueur le 1er juillet 2026, en suédois.
- Parquet suédois, 26 octobre 2026, en suédois.
- Parlement suédois, décision du 20 mai 2026, rapport 2025/26:JuU39, en suédois.
- Code pénal suédois, chapitre 4, article 7 b, en suédois.
- Kvinnofridslinjen : conseils aux proches, en anglais.
- Kvinnofridslinjen : soutien et interprétariat et ligne d'aide et numéro d'urgence, en anglais.
- Spher : l’application.

